Invitez vos compagnons de route

En passant

Invitez vos compagnons de route
à la vidéoconférence du 30 août 2021
de 20 h 30 à 22 h

« Après le chemin, aller plus loin ? ». Chaque année, en temps normal, le collectif des hôtes de chemins de pèlerinage, basé entre Tours et Bordeaux (sur la voie de Paris/Tours vers Compostelle) organise un week-end d’échanges sur les spiritualités pèlerines. Ouverte aux pèlerins et à leurs familles ainsi qu’aux hospitaliers, cette rencontre permet aussi et surtout d’échanger après son chemin.

Mais cette année, en raison de la crise sanitaire, les évènements en présentiel sont dans l’incertitude. D’où l’idée du collectif de proposer un cheminement par vidéoconférencesLes enregistrements des premières vidéoconférences sont accessibles en téléchargeant le fichier .pdf suivant CLIQUEZ ICI

Les intervenants du weekend programmé les 9 et 10 octobre prochains à l’abbaye de Ligugé sont : Danielle Tournié, vice-présidente de Compostelle 2000, avec proposition d’ atelier pour s’initier à l’écriture d’un futur carnet de voyage, journal… ; Alexandra Tramullas de Bordeaux, pour évoquer la caminothérapie ou les vertus thérapeutiques de la marche ; Marie-Eve Humery, socio-anthropologue, auteure de Sept grâces sur le chemin de Compostelle (Salvator) ; Dominique de Crouy et Gérard Jon pour le Chemin d’Ignace de Loyola à Manresa.

Animation : Thomas Constantini, Armel de Sagasan, Françoise Neveux et Jean-Jacques Pagerie.

Inscription souhaitée avant le 20 août 2021 pour la troisième vidéoconférence gratuite ouverte à tous – 06 27 71 40 34 – apreschemin@gmail.com – 

Pour tout savoir : www.compostelleweb.wordpress.com

POUR S’INSCRIRE : CLIQUEZ ICI

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Mis en avant

Après le chemin, aller plus  loin ?

Weekend des 17 et 18 avril 2021 reporté au 9 et 10 octobre 2021
cependant vous êtes invité à un cheminement par vidéoconférences
la prochaine ouverte à tous se tiendra le vendredi 30 août de 20 h 30 à 22 h

Après le chemin prendre le temps de partager nos expériences.

Nous pouvons encore partir sur les chemins du monde ou d’Europe à la découverte de nos racines. Nos racines se nourrissent des Lumières et de bien d’autres cultures.

Se mettre à l’écart le temps d’un weekend :

  • Un weekend d’échanges sur les spiritualités pèlerines ;
  • Un weekend de rencontres, de convivialité et de partage.

Quel que soit ton chemin, tu es attendu
à Ligugé près de Poitiers

(1 h 30 de TGV de Montparnasse)

Ce weekend qui peut être l’occasion de retrouvailles est réservé aux hospitaliers et aux randonneurs des chemins de pèlerinage.

Ces 3èmes rencontres d’Après chemin… sont ouvertes aux familles de pèlerins.

Nouveau : Des activités appropriées seront organisées pour vos enfants ou petits enfants

En fonction des décisions gouvernementales ces rencontres sont envisagées en utilisant les nouvelles technologies….

Pour s’inscrire cliquez ici

 

halte

Armel de SAGAZAN

Nouveau curé de la Paroisse Saint-Junien en Poitou réside à MELLE en sud Deux-Sèvres et dessert notamment les communes de Celles-sur-Belle, Chef-Boutonne, Lezay, Brioux-sur-Boutonne, etc…

Le père Armel de Sagazan a été conseiller spirituel national des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens pendant 3 ans, en plus de sa fonction de prêtre diocésain.

 Distribuer des richesses avec justice et convertir son regard sur les hommes », interview du père de Sagazan (voir en pas de page son inteview)

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La NR du 8/10/2018 disait :

 « Le père Armel de Sagazan a été ordonné prêtre en 1982 à l’âge de 30 ans mais avant de s’engager dans la religion il a eu une vie passionnante faite de voyages. Tout d’abord ses études (licence d’histoire géographie, histoire de l’art puis Sciences Po Paris, formation de journaliste…) l’ont conduit en Pologne pour la presse puis à Madagascar où il enseigna comme coopérant. A son retour il fut ordonné prêtre et vînt à Poitiers plus précisément à l’aumônerie des étudiants jusqu’en 1992. Nommé à Chauvigny durant cinq ans il fut supérieur de séminaire, « un rôle délicat » se souvient -il, « qui consistait à accompagner les futurs prêtres dans leur formation…» Après cela il se retrouva recteur de la cathédrale de Poitiers et demanda une disponibilité. « Je voulais faire du neuf » précise t-il, « on m’a envoyé dans le sud des Deux-Sèvres, où j’ai vécu de très belles choses auprès de petites communautés chrétiennes et en même temps on m’a appelé pour être aumônier national des entrepreneurs et dirigeants chrétiens, avant d’exercer à Niort ».
Pour la paroisse Saint Jean 23 le père Armel de Sagazan a des projets ambitieux et souhaite que le site du Futuroscope soit au coeur de ce secteur. « C’est un enjeu magnifique » estime t-il, c’est une sorte de résumé de la vie de société avec ce qu’est le loisir, l’université et la recherche, quelque 300 entreprises sont implantées sur ce site, un lieu de passage important avec plus de 2.000.000 de personnes venues de toute la France et au delà… Je souhaite créer des liens et connaître ces mondes….»« 

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Du journalisme à la prêtrise

En septembre 2021, il a retrouvé le sud Deux-Sèvres où il fût recteur du sanctuaire de Celles-Sur Belle « Après des études supérieures d’histoire de lettres, sciences-politiques et journalisme, (mon père était journaliste), j’ai exercé en presse écrite, radio et télévision. Puis à 30 ans, je me suis tourné vers Dieu et ai été ordonné prêtre en 1982 à Notre-Dame-de-Pitié à La Chapelle-Saint-Laurent d’où je suis originaire. Puis j’ai officié à Poitiers à Saint-Paul pendant dix ans entouré d’une population riche et variée en terme humain. Je me trouvais près du campus, de la prison et du CHU. Puis je suis allé à Chauvigny comme curé de campagne dans toute la noblesse du terme. Cette ville est magnifique sous tous ses angles. Puis j’ai été sept ans supérieur du séminaire Saint-Hilaire de Poitiers où j’ai été le guide spirituel de 31 garçons : 17 sont devenus prêtres et un est présent aujourd’hui, prêtre à La Crèche. Puis j’ai été recteur de la cathédrale auprès de l’évêque de Poitiers. J’ai servi l’évêque lors de grandes célébrations en Vienne et Deux-Sèvres et je m’occupais de la communauté très jeune de surcroît et très vivante. J’ai aimé tous ces contacts mais particulièrement celui-ci, avec les jeunes avec un caractère très culturel et l’inspiration que la création procure. Depuis 2009, je suis à Celles-sur-Belle »,explique le père Armel.
Père Armel est très lié à l’écriture, ses premières racines qu’il cultive à travers la correspondance. Il aime aussi la relation aux autres. Il est heureux d’être à Celles, de vivre à son rythme dans des communautés à dimension humaine, petites, certes mais tellement fortes dans leurs générosités. Et entre le vélo et sa 2 CV, père Armel aimerait bien refaire du théâtre qu’il adore ! (la NR septembre 2012)


Y a-t-il une manière différente d’aborder la question de l’argent quand on est un patron chrétien ?
L’argent ne peut plus être seulement une fin, ne peut pas être l’objectif ultime. L’argent est d’abord un moyen qui est donné pour atteindre des objectifs précis, qui est toujours l’enrichissement matériel des hommes, mais aussi l’enrichissement de tout l’Homme. Le Magistère et le pape ne cessent de redire qu’il faut considérer ‘tous les hommes et tout l’Homme’. L’argent n’est jamais une fin, c’est un moyen parmi d’autres.

Le père Armel de Sagazan a été conseiller spirituel national des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens pour 3 ans, en plus de sa fonction de prêtre diocésain. Depuis 1996, il était conseiller spirituel de la section de Châtellerault. Il nous entretient de l’Encyclique et de l’engagement des patrons chrétiens.
Quel message voulez-vous faire passer aux dirigeants chrétiens en ces temps de crise et de défiance vis-à-vis des dirigeants d’entreprises ?

Pendant le bureau national de cet été auquel j’ai participé en compagnie d’une trentaine de responsables régionaux, dont Pierre Deschamps, l’actuel président des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens, j’ai été étonné du tonus de ces hommes et femmes qui partagent un regard fortifiant par rapport à la situation actuelle difficile. Ils prennent à bras le corps la réalité de la situation économique et financière et ils se battent. Le prochain thème des Assises nationales qui se tiendront à Besançon du 19 au 21 mars 2010 sera ‘tenir le cap’. Il faut garder l’espérance par des moyens très concrets, c’est-à-dire mener une réflexion sur l’éthique de l’entreprise, sur l’homme et le sens même de l’entreprise. L’encyclique tombe à pic. Nous allons la travailler, faire une lecture très concrète avec ces chefs d’entreprise. Mon désir est de prendre cette encyclique et la concrétiser avec leurs champs de bataille. Ils ont beaucoup d’idées et d’initiatives. Ils ne sont ni gémissants ni donneurs de leçons. Michel Cool publiera le 1er octobre un livre intitulé Des patrons chrétiens parlent. C’est une critique astucieuse du capitalisme actuel qui pose de vraies questions et aide à mieux comprendre comment l’Evangile permet d’entrer dans la matière économique avec une grande espérance.

Dans sa dernière encyclique, Benoît XVI aborde la notion du don et du service. Comment faire passer cette notion auprès des dirigeants ?
Le thème des dernières Assises qui se sont tenues à Marseille était Diriger et servir. Ces assises ont été remarquablement menées et nous avons assisté à un mouvement de bascule étonnant, où servir est passé en premier, et diriger ensuite. Ce sont deux notions inséparables, car il faut exercer une autorité dans l’idée de faire grandir les hommes avec lesquels on entreprend. Cette préoccupation du cap à tenir était première, le service était comme une évidence évangélique mais en deuxième plan. Voilà que ce verbe servir est passé en premier plan. C’était très prémonitoire par rapport au texte de Benoît XVI. Le don peut faire sourire pour des personnes dont le profit est le moteur. Le don n’est pas seulement le partage des richesses, mais un don de soi, l’entrepreneur est appelé à une conversion, c’est-à-dire à être au service de l’entreprise humaine et de la qualité de la vie des sociétés. Il ne s’agit pas seulement de distribuer des richesses avec justice mais de convertir son regard sur les hommes que l’on embauche. C’est très original et très coûteux, car il faut se retrousser les manches. C’est un changement de mentalité profond.

De même, Benoît XVI explique qu’il ne faut pas céder à la tentation de recherche de profits à court terme sans rechercher aussi la continuité de l’entreprise. Investir revêt une signification morale. Qu’en pensez-vous ?

Il s’agit d’avoir une vision au-delà de ce jeu de l’économie ultra-libérale qui joue avec des matières financières fugaces et virtuelles. Aller plus loin nous convie au Mystère de l’Incarnation. Ce sont des hommes qui entreprennent, qui travaillent, qui sont des partenaires. C’est la grandeur de l’homme, l’humanisation qui est en jeu. Servir l’homme dans la perspective de l’Evangile, c’est ne pas oublier que l’homme est appelé à être l’icône de Dieu. C’est dans le long terme que cette vision chrétienne sur l’homme se vit, non dans l’efficacité immédiate mais dans une fécondité de long terme. C’est un acte de foi.

Un patron chrétien, est-ce que ça existe ? Quelle différence y a-t-il entre un patron chrétien et un patron non chrétien ?
Les patrons n’aiment pas répondre à cette question, car des patrons chrétiens n’existent pas. Il existe des hommes et des femmes profondément saisis par la parole du Christ qui veulent vivre de l’Evangile. Ce n’est pas seulement une morale mais un acte de foi qui permet de bâtir, de créer, dans le sens d’une création qui a été confiée et que l’on a à embellir et à achever. Un patron qui est attaché à l’Evangile est un homme qui est porté par l’Evangile. Il va au-delà de lui-même. C’est foncièrement un homme d’Espérance. Il ne peut pas être en retrait, c’est quelqu’un qui affronte, parce qu’il n’est pas seul.

Quelles sont les autres missions qui vous sont confiées ? Comment allez-vous unifier l’ensemble ?
Je suis prêtre diocésain de Poitiers et chargé d’une mission dans le sud de mon diocèse, dans le pays mellois. C’est un pays qui a été très marqué par le Ensemble des cultes et Eglises chrétiennes issus de la Réforme du XVIe siècleprotestantisme et la libre-pensée, assez pauvre sur le plan spirituel. Il y a un gros travail missionnaire à envisager. L’évêque me charge d’une mission particulière : créer un pôle spirituel auprès d’un monastère de bénédictines pour initier un ressourcement spirituel des petites communautés chrétiennes. Il s’agit d’aller dans ces communautés, de rencontrer les personnes, de redonner du goût à la prière et leur permettre d’ouvrir l’Evangile. C’est un travail de mission très élémentaire pour consolider ce tissu chrétien très fragile. »

Source : https://eglise.catholique.fr/actualites/363371-distribuer-des-richesses-avec-justice-et-convertir-son-regard-sur-les-hommes-interview-du-pere-de-sagazan/

Descriptif

Communiqué de presse

 

Visioconférence le samedi 17 avril 2021

Après le chemin, aller plus loin ?

C’était  le thème des 4èmes Rencontres interrégionales d’après chemin à l’abbaye de Ligugé d’avril (près de Poitiers à moins d’1 h 30 de TGV de Paris-Montparnasse). Un weekend pour partager nos découvertes et nos questions.

Ce weekend est reporté aux 9 et 10 octobre 2021, cependant un cheminement par visioconférences gratuites est proposé dés le samedi 17 avril de 10 h à 11 h 30.

  • Des témoignages :
    • Marie-Eve Humery, socio-anthropologue, auteure de « Sept grâces sur le chemin de Compostelle » ed. Salvator
    • Alexandra Tramullas, « caminotherapie » : les vertus thérapeutiques de la marche
    • Dominique de Crouy et Gérard Jon « sur le chemin d’Ignace de Loyola à Manresa »
  • Pour ceux qui le souhaitent : Danièle Tournié de Compostelle 2000 proposera un atelier pour  écrire son chemin : « tenir un carnet de voyage, garder des souvenirs… »

Au cours de ce weekend familial, nous présenterons le film sur la Via Arverna « L’âge de la marche en route vers Compostelle » avec Bernard Quinsat, Humbert Jacomet, François Ceyrac, Jean-Claude Bourles, etc.

Le but de ces rencontres est d’offrir à chacun une possibilité de relecture de son chemin, et d’échanger avec d’autres.

Pour tous renseignements concernant pour la première vidéoconférence gratuite ouverte à tous – 06 27 71 40 34 – apreschemin@gmail.com – 
Une deuxième tout autre vidéoconférence est en cours de préparation. Elle se tiendra fin mai

Pour tout savoir : www.compostelleweb.wordpress.com

Fabienne BODAN

327 000 marcheurs, cyclistes ou cavaliers ont retiré leur compostela au bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2018 (dont 44 % n’ont parcouru « que » les 100 derniers km). L’augmentation annuelle de la fréquentation de 10 % ne se dément pas. Portés par leur statut de premier itinéraire culturel européen, les chemins de Compostelle font des émules sur toute la planète. Rien qu’en Europe, 80 000 km ont été documentés, réhabilités, partiellement balisés. D’autres anciennes voies de pèlerinage ont reçu à leur tour le label du Conseil de l’Europe : la Via Francigena, la Via Sancti Martini, les Sites clunisiens, les Chemins de Saint-Olav, Sur les pas des huguenots et des vaudois. Soit quelque 20 000 km supplémentaires.
Au-delà de ces itinéraires culturels européens, de nombreuses voies traversent le Vieux Continent, des chemins de Saint-Michel à ceux de Saint-Colomban, de Saint-François d’Assise ou de Marie, une voie méconnue au cœur de l’Europe centrale.
Savez-vous que l’on dénombre plus de 70 itinéraires jacquaires en Espagne ou en Allemagne, et près d’une centaine en France, si l’on cumule les routes principales, les voies de raccordement à ces itinéraires et les segments alternatifs ? Connaissez-vous la Via sacra en Europe centrale, les chemins de Luther en Allemagne, de Saint-Antoine ou de Saint-Benoît en Italie, de Mary and Michael en Angleterre, de Saint-Romedius en Autriche, de Saint-Henri en Finlande, les itinéraires de la Sainte Montagne de Sofia en Bulgarie, le pèlerinage au Mont Athos en Grèce, les sentiers dans les pas des apôtres des Slaves, les frères grecs saints Cyrille et Méthode ?
Connaissez-vous le sentier des abbayes trappistes de Wallonie ? La Voie des Perles en Hongrie ? Les circuits vers les monastères de Bucovine en Roumanie ? Le pèlerinage au Mont Triglav en Slovénie ? Le chemin de Saint-François sur l’île de Krk en Croatie ? La route monastique danoise (Klosterrute) ? La voie navigable de Saint-Olav en Finlande ? Les traditions populaires de pèlerinages à pied vers Aglona (Lettonie) ou de Częstochowa (Pologne) ? Les routes papales sur les traces du pape Jean-Paul II en Pologne ?
Dans le sillage de son grand frère le Guide des chemins de pèlerinage du monde, de la même auteure (fin octobre 2018), le Guide des chemins de pèlerinage d’Europe de Fabienne Bodan, paru fin octobre 2019, toujours aux Éditions Ouest-France, résulte de l’enquête la plus exhaustive à ce jour sur les itinéraires de randonnée empruntant les antiques routes de pèlerinage et sur les voies plus récemment créées sur les traces de personnages ayant marqué spirituellement leur époque et leur nation. Il présente 800 idées d’aventures pédestres, cyclistes, équestres ou même, nautiques, dans 28 pays d’Europe. Chaque chemin est traité sous trois angles : pratique, historique et sacré.
Pourquoi ce nouveau guide ? Parce que le Guide des chemins de pèlerinage du monde contenait déjà 480 pages, et que nous n’avions plus de place ni de temps pour rajouter encore d’autres pays. Parce que le Vieux Continent à lui seul méritait un ouvrage à part entière. Parce que certains lecteurs, qui n’ont ni le temps ni les moyens de partir randonner aux quatre coins du monde, pouvaient être intéressés par des propositions de chemins de randonnée plus près de chez eux. Parce que nous avions encore de nombreux itinéraires à vous faire découvrir.
L’auteure propose dorénavant deux formats de projection-conférence sur les chemins du monde et d’Europe (1 h ou 1 h 30). La contacter directement.
Fabienne Bodan a arpenté les chemins de Compostelle (4 000 km), mais aussi des sentiers de l’Himalaya et d’Amérique du Sud. Grande voyageuse
depuis trente-cinq ans, elle porte un intérêt tout particulier aux lieux sacrés des diverses religions et anciennes civilisations. Journaliste print & web, elle
a créé en 2015 Pèlerins de Compostelle, un site internet dédié aux chemins de Compostelle. Son second site, Chemins vers le sacré, accompagne ses livres et s’ouvre aux chemins de pèlerinage dans le monde entier. Elle a été choisie par France 3 comme fil rouge du documentaire «Sur les chemins de Compostelle», de l’émission Des Racines et des Ailes (septembre 2019).
Agenda de l’auteure
En novembre 2019 , Fabienne Bodan sera présente au Salon du livre de Réguiny (56) le dimanche 10 novembre 2019 pour une projection-conférence à 14h30 et une journée de dédicaces, et au Salon du livre de Riantec (56) le le dimanche 17 novembre 2019 pour une journée de dédicaces.
Fabienne Bodan
Guide des chemins de pèlerinage d’Europe : 576 pages – 28 pays – 77 cartes détaillées – 350 photos – 30€.
Guide des chemins de pèlerinage du monde : 480 pages – 43 pays – 5 continents – 55 cartes détaillées – 313 photos – 30€.
Communiqué de presse :
Présentation du Guide des chemins de pèlerinage d’Europe : 
La vidéo de présentation du Guide des chemins de pèlerinage d’Europe (5.11.2019) : https://youtu.be/_SuVVFAE2Vw
L’introduction du Guide des chemins de pèlerinage d’Europe :
Photos haute résolution du Guide des chemins de pèlerinage d’Europe
 et de l’auteure pour illustrer vos articles à télécharger sur :
L’aventure de l’auteure dans l’émission « Des Racines et des Ailes » sur les chemins de Compostelle :
Le site dédié au Guide des chemins de pèlerinage du monde (et où l‘on peut aussi commander les ouvrages dédicacés) :

Archives

2èmes rencontres d’Après chemin…. à l’abbaye de Ligugé (mars 2018)

https://www.lanouvellerepublique.fr/poitiers/sur-les-chemins-de-compostelle-12

archives we 2018 ligugé

 

Lu sur le site Lacroix en mars 2018

Comment vivre l’après-chemin de pèlerinage

 

Par Arnaud Bevilacqua , le 04/03/2018 à 16h20

 

Un collectif a organisé un week-end, du 2 au 4 mars, intitulé « Après le Chemin, vivre autrement ? », à l’abbaye de Ligugé près de Poitiers, à destination des randonneurs ou pèlerins.

 

ZOOM 

 

Chemins d’Assise, de Rome, du Mont-Saint-Michel, du Tro Breiz ou bien sûr de Saint-Jacques-de-Compostelle, les randonneurs et les pèlerins plébiscitent chaque année ces chemins de pèlerinage. Croyants ou non, ils expérimentent une forme de dépouillement. C’est pour réfléchir sur la manière de se servir de cette expérience qu’un collectif formé d’un pasteur, Thomas Constantini, d’un prêtre, le père Jérôme de la Roulière et d’un laïc, Jean-Jacques Pagerie, ont créé un week-end de rencontres.

 

Les évêques demandent une « hospitalité chrétienne » sur le chemin de Compostelle

 

« Après le Chemin, vivre autrement ? »

 

Après une première édition à Poitiers, l’an passé, la seconde s’est tenue, du 2 au 4 mars, à l’abbaye Saint-Martin de Ligugé (Vienne), en présence de Mgr François Favreau, évêque émérite de Nanterre. « Ce week-end s’inscrit dans un contexte de mise en place progressive d’une pastorale à destination des randonneurs, parfois loin de l’Église, et des pèlerins qui ont marché sur les différents chemins », assure Jean-Jacques Pagerie. Cette proposition, avec des marches, temps de silence, des conférences ou encore des soirées sur le sens de la vie, qui a rassemblé plus de 30 participants, contre une grosse dizaine l’année dernière, espère attirer une centaine de personnes en 2019.

 

En 2015, les évêques français et espagnols du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle avaient publié ensemble, une première lettre pastorale qui visait à redonner le sens spirituel du Camino. Ils constataient que sur cette route empruntée par des milliers de pèlerins, pour 70 % non croyants ni pratiquants, « beaucoup d’entre eux sont secrètement à la recherche de quelque chose qui les rende meilleurs et les enrichisse, de quelque chose qui les unisse ».

 

« Le Chemin continue jour après jour dans notre vie quotidienne »

 

L’enjeu est également de bien vivre l’après chemin de pèlerinage. C’est ce qui a conduit Guillaume Dequet, 26 ans, qui a arpenté les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle l’an dernier, a participé au week-end. « Il est essentiel de se nourrir de l’expérience des autres pèlerins, confie-t-il. Je suis rentré en me demandant comment donner du sens à ma vie. J’ai la conviction que le Chemin continue jour après jour dans notre vie quotidienne. »

 

Les nouveaux chemins de pèlerinage

 

La problématique de l’après-chemin, Gaële de la Brosse, écrivaine et journaliste au magazine Pèlerin, la connaît bien pour avoir sillonné de nombreuses routes. Lors du week-end, elle a animé une table ronde sur le thème « Comment intégrer les valeurs du chemin au quotidien ? ». « Souvent, en rentrant, on connaît une période de blues, explique-t-elle. Il faut parvenir à intégrer ce qu’on a vécu pour l’appliquer au pèlerinage de la vie. Sur le chemin, on marche vers un but et par conséquent ce qui nous arrive a un sens, même les difficultés que l’on doit traverser. Or, on peut vivre la vie de la même manière. »

 

Pour bien vivre l’après, une question qui taraude toujours randonneurs et pèlerins, plusieurs pistes existent pour poursuivre son expérience comme de devenir soi-même hospitalier, faire une retraite ou s’engager, pour ceux qui sont intéressés pour découvrir ou redécouvrir la foi chrétienne, dans un parcours Alpha.

Un week-end dédié à la mémoire de Sébastien IHIDOY

« Je me demande si la société actuelle n’a pas besoin de ces types qui passent, pèlerins et chemineaux. Pour moi, pas de différence, je ne raisonne pas en termes de jugement. Un pèlerin recommandé par ses instances, son carnet, son évêque, et même le serait-il par le pape que cela ne changerait rien, je le considère et considérerai toujours dans et pour son cheminement. Sans être sûr d’ailleurs qu’il soit meilleur pèlerin qu’un autre. Mais ai-je besoin de certitudes ? Bien sûr que non, ou alors je juge. Et comment juger ? Vous pouvez me le dire vous ? Quelqu’un qui n’a ni travail, ni famille, ni projet social, et part en se disant : Je vais chercher une vérité sur ce chemin, celui-là est à mes yeux un vrai pèlerin. Même s’il l’ignore ou nomme les choses autrement. C’est quelqu’un qui a besoin de faire SON chemin. Le fait qu’il soit capable de repartir chaque matin, quel que soit le temps, sac au dos, pour faire ses vingt ou trente kilomètres, sans savoir ce qui l’attend plus loin, où il dormira, si même il mangera, prouve que c’est un homme. Et un homme qui est debout. Profite-t-il des autres ? Pourquoi ne le serait-il pas ? Soyons sérieux, dans une société qui laisse tant de gens démunis, pourquoi lui ne profiterait-il pas chemin et des structures, dîtes-moi ? Et j’ajoute que moi qui homme d’Eglise, je lui dois un accueil qui soit digne de lui. Nous le voyons à chaque page de l’Evangile, §Jésus accueille d’une manière privilégiée celui à qui personne ne fait attention. Agir de la sorte va à contresens d’une certaine logique humaine. Mais il faut accepter d’être à contre-courant de la société, et même parfois de l’Eglise. La liberté du croyant est à ce prix.

« Pour moi, le pèlerin, quel qu’il soit, est toujours un chercheur. Le chercheur d’une vie plus humaine (c’est le dénominateur le plus commun), un chercheur de sens, un chercheur d’étoiles, un chercheur de Dieu (parfois sans le savoir) qui, pour trouver sa part de vérité, prend des risques dans un époque où l’on fait tout pour nous protéger, nous garantir, jusqu’à l’asphyxie. Démarche à contresens, démarche absolue, comment voulez-vous qu’il soit toujours bien compris ? Les pèlerins, je vais vous dire que je les reconnais au premier coup d’œil, dans la rue, dans un groupe, sans sac, bourdon ou insigne, changés, douchés, propres comme des touristes. Je sais que ce ne sont pas des touristes, ni des randonneurs, mais des pèlerins. Je les reconnais, oui. Dans l’église, samedi dernier, il y en avait trois. Je les ai découverts dans la foule, rien qu’aux regards. Les pèlerins ont le regard qui irradie. C’est incontestable. D’autres vous le diront. Non pas le regard brûlé par le soleil ou la fatigue, non, un regard d’ailleurs. Ils irradient. Pourquoi ? Alors là… Sans doute ont-ils en eux une petite étoile. Parce que quelqu’un qui marche comme le pèlerin possède forcément en lui quelques rayons de l’étoile qu’il est en train de chercher. Et c’est cette parcelle d’étoile qui brille dans leurs yeux.

« J’ai reçu beaucoup de pèlerins. Je les ai écoutés. J’ai beaucoup appris, et j’aimerais que mes paroissiens bénéficient de cette richesse. Le passage des pèlerins, c’est comme dans un fleuve les courants profonds. Ceux que l’on ne voit pas, mais qui entraînent la masse du fleuve. Un courant qui annonce, peut-être, du moins je l’espère, une modification profonde de la société de demain. Pour moi, le renouveau de ce pèlerinage est un signe prometteur avec lequel l’Eglise aurait intérêt à se trouver plus en phase. Elle gagnerait à ouvrir ses portes et son cœur, à considérer les pèlerins comme des pionniers. Puisque comme le dit Jean-Paul II, « la route fondamentale de l’Eglise, c’est l’Homme », pour l’Eglise délaisserait-elle ce chemin historique qui a façonné notre culture et qui trace aujourd’hui – pourquoi pas -la société de demain ? »

Père Sébastien IHIDOY, Navarrenx

Extraits de Jendia Jendie Tout homme est homme sur le chemin de Compostelle
de Laurence LACOUR  éditons BAYARD
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Père Ihidoy : « Je voudrais que l’Église s’ouvre davantage aux pèlerins de Compostelle »

Dans son presbytère de Navarrenx

Sébastien

(Pyrénées-Atlantiques), le Père Sébastien Ihidoy a accueilli, pendant plus de vingt ans, les pèlerins de Compostelle. Son expérience d’hospitalier a bouleversé sa vie d’homme et de prêtre.

Pèlerin : Comment expliquez-vous le succès des chemins aujourd’hui ?
Père Ihidoy : Cela traduit les besoins de la société actuelle. Les gens sont pris dans un rythme effréné. Avec son lot de pressions économiques, de chômage, de cynisme, notre société bafoue notre humanité. La pression de la vie en entreprise, l’éducation des enfants, les devoirs scolaires, les tâches ménagères, les courses au supermarché…

Beaucoup de femmes notamment, m’ont confié qu’elles n’en pouvaient plus de vivre ainsi. Tout doit aller encore plus vite. Et plus on gagne du temps, plus le temps nous manque. Nos contemporains n’ont plus le temps d’écouter leur voix intérieure d’homme ou de femme. Parfois, lassés de passer à côté de leur vie ou à l’aube de faire une bêtise, parce qu’ils n’en peuvent plus, alors ils partent : le chemin de Saint-Jacques est leur planche de salut.

Vous vous êtes retrouvé par hasard sur le chemin.
J’ai été nommé curé de Navarrenx en 1981, sans savoir que cela se situait sur le chemin. Un, deux, trois pèlerins ont frappé à ma porte. J’ai accueilli tout le monde : des jeunes illuminés par la foi comme d’autres en souffrance, prisonniers de la drogue, vagabonds. L’accueil des pèlerins n’est pas seulement un devoir, mais essentiellement un privilège.

J’avais un grand presbytère, et une place pour chacun. Tous dormaient au presbytère, j’allais à ma chambre en enjambant les personnes allongées. Je n’écoutais pas ceux qui me disaient de les envoyer ailleurs. Nous avions trois frigos remplis régulièrement par les paroissiens…

Comment est l’accueil chrétien sur le chemin ?
Je voudrais que mon Église s’ouvre vers les pèlerins, et prenne la mesure de ce qui se joue ici. Que les paroisses, prêtres et chrétiens retrouvent l’accueil gratuit et sans jugement. Malgré de très belles initiatives, comme celle de Mgr Brincard, au Puy-en-Velay, l’Église reste en retrait, prisonnière de ses schémas. Elle s’ouvre à son monde et n’arrive pas assez à s’ouvrir au monde tel qu’il est. Il n’y a pas de bons et de mauvais pèlerins.

Il y a des hommes et des femmes en marche dans leur corps et dans leur tête, pour des raisons totalement différentes, mais qui partagent une quête, une recherche : celle d’une « autre chose », d’une nouvelle voie, d’une lumière. Pour beaucoup, il y a un désir de retrouver la paix intérieure. Nombreux sont les pèlerins qui, après celui-ci, partent le cœur plus léger, débarrassé des lourdeurs des remords ou de la culpabilité.

Beaucoup de pèlerins parlent d’une présence sur le chemin.
Je n’ai jamais aussi bien entendu parler de la Providence que par les pèlerins de Compostelle, même par les agnostiques. Chacun a une ou plusieurs histoires à raconter où, perdu, désespéré, à bout de force, il/elle a rencontré son « sauveur » : un guide, une aide pour la nuit, une parole réconfortante. Cette « présence » sur le chemin est bien réelle. Athées comme croyants expliquent être « portés » par une « force ».

Chacun la nomme comme il veut. Il est d’ailleurs surprenant que les chrétiens eux-mêmes aient du mal à dire le nom de Dieu… Comme si dans la société d’aujourd’hui, il était mal venu de dire que l’on avait ressenti sa Présence. Or c’est une évidence : Christ est là !

Le pèlerinage, c’est un début ou c’est une fin ?
Nous sommes tous faits pour le couchant… Le chemin de Saint-Jacques est le chemin de la vie. Là, les gens se posent les questions les plus radicales, les plus profondes. C’est une expérience qui change profondément. Le pèlerin ne va pas recommencer sa vie comme avant, il va prendre un autre chemin.

Vous-même avez dû prendre un autre chemin. En 2001, votre évêque vous demande de quitter Navarrenx…
J’y suis resté vingt ans, personne ne m’avait rien dit, je pensais que j’allais finir mes jours dans cette paroisse. J’avais fait ma tombe là-bas. Cela m’a coûté de partir. Mais toute expérience est bonne, même si, au début, cela est douloureux. Je suis avant tout au service de mes paroissiens. Ce sont eux qui m’ont appris à devenir prêtre.

Édité par :Gilles Donada
Publié dans Pèlerin n°6714 

■ 1932 : Né à Esterençuby (Pyrénées-Atlantiques).
■ 1961 : Ordonné prêtre. Curé à Lembeye.
■ 1981 : Curé à Navarrenx.
■ 2001 : Curé à Mauléon, puis prêtre auxiliaire à Cambo-les-Bains.

■ 2016 : Décédé le 5 février à Cambo-les-Bains

 

■ 2009 le Père Sébastien est venu jusqu’à Aulnay pour participer à l’inauguration de l’association ayant donné naissance au collectif des hôtes de la Via Turonensis vers Compostelle :

Rencontres internationales sur la voie de Tours
entre saint Sauvant et Aulnay

Pendant tout un week-end du 20 au 23 février, une cinqRepos du pèlerinuantaine de marcheurs a suivi l’itinéraire de Saint Jacques de Compostelle. Le froid n’a découragé personne. Mgr Rouet a inauguré la marche à saint Sauvant. Après une nuit à Melle et une autre à Brioux, les marcheurs sont arrivés à Aulnay. L’ancien curé de Navarrenx le Père Sébastien Ihidoy a insisté sur le sens de l’accueil  » On reçoit toujours plus que l’on donne. Il y a les gens convaincus qui veulent rendre grâce, les gens agnostiques qui cherchent et cherchent bien. Certains ont fait un vœu ou une promesse et d’autres qui n’entendent pas leur vie intérieure. » Ce témoignage s’est ajouté  à celui de M et Mme Mulon qui habitent Surgères  et s’occupent de la voie du mont saint Michel. » Nous cherchons à animer un accueil chrétien tout au long du chemin. Mgr Pontier nous a envoyé dans ce sens. En Septembre, nous allons reprendre une maison à saint Jean Pied de Port. »

 

 

L’accueil est revenu comme une priorité sur ce chemin plus chaleureux car moins fréquenté que celui du Puy. Une Québécoise, la quarantaine rayonnante, a insisté sur ces gens merveilleux qui lui ont fait oublié l’individualisme d’Amérique du nord. » Je me suis ramassé dans un gîte près d’Aulnay avec 6 lits confortaPèlerinsbles. Mais personne sinon ma pomme car j’étais partie tard, en novembre. Ici, sur ce chemin, je me sens chez moi. » Jean Jacques Pagerie, très heureux de la réussite de son initiative se réjouit du souci de tous de l’accueil. Un carnet est en cours de réalisation sur le modèle de celui du Puy pour obtenir l’adresse de toutes les congrégations et accueils chrétiens sur le chemin. Le pèlerin connaîtrait alors aussi les horaires des messes, les heures de confessions, les tampons pour la crédential. La rencontre s’est achevée autour de l’eucharistie dans la belle église d’Aulnay.  » Bonne route »

Jérôme de la Roulière